La zone économique

image_pdfimage_print

Lorsque l’on circule dans les Gmarchés, on constate souvent que les prix proposés sont complètement disparates. Un livre peut se vendre quelques junes, parfois jusqu’à 500 ou 600 junes.
Tant que les ventes se font entre particuliers, cette disparité n’est pas trop gênante puisque les prix peuvent se négocier. Par ailleurs, on n’est pas obligé d’acheter.

Si l’on veut démarrer un système économique avec des professionnels, cela devient gênant, nous allons voir pourquoi.
Le métier d’un commerçant est d’acheter et revendre en appliquant des marges. Il a besoin que les prix soient relativement stables pour surveiller son activité économique.
En tout cas, il a besoin que les prix restent dans des fourchettes raisonnables pour appréhender ses coûts et calculer ses marges. Si en plus de la variation des coûts, il doit ajouter la variation de la valeur de la monnaie, ce n’est plus tenable pour lui.

Prenons pour exemple, un commerçant qui vend un produit valant habituellement 20 € pour 20 Junes. Quand il voudra réutiliser ses Junes, si on lui propose un livre qui vaut habituellement 20 € pour 500 Junes, Il aura la cruelle sensation de s’être fait grugé. Il risque d’arrêter d’utiliser la June.

Si l’on veut que les professionnels acceptent la June pour un usage quotidien, nous devons créer des zones économiques où la valeur qui est donnée à la June reste la même. Ca peut être 10 Junes pour un €, 1 June pour un € ou 1 June pour 10 €.
L’essentiel est que dans cette zone, les usages quand à la valeur de la June restent dans une fourchette raisonnable.

Des zones économiques différentes peuvent apparaître : une zone 1j / 1€ et 50 km plus loin 10 Junes pour 1 € par exemple.
L’essentiel est que le commerce puisse se faire équitablement dans la zone économique concernée.
Sans cette facilité, les professionnels n’utiliseront pas la June pour le commerce quotidien.
Est-ce bien ce que nous voulons?