Pourquoi cette union de groupes d’utilisateurs ?

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La Théorie Relative de la Monnaie (TRM), écrite par Stéphane Laborde, a suscité beaucoup d’espoir chez de nombreuses personnes qui souhaitent voir la société se transformer pour plus d’égalité, de solidarité et surtout pour répondre aux défis du 21 ème siècle : crise climatique et écologique, déclin de l’approvisionnement en pétrole.

La première application de la TRM, la Ğ1, a été créée selon les souhaits de ses fondateurs : sans structure centrale, sans pilotage. Cette caractéristique a nécessité l’implémentation d’une toile de confiance dont le développement est viral, de proche en proche.

Après sept ans de développement, la monnaie avait réussi à se faire connaître, à fédérer de nombreux ingénieurs informaticiens qui ont produit tout un écosystème de logiciels permettant de gérer la monnaie de façon complètement gratuite. On peut dire que la partie création monétaire de la Ğ1 est réussie! Les ingénieurs en sont même à programmer la version 2 de l’écosystème!

Mais pour que la monnaie puisse circuler, il faut des utilisateurs et surtout des occasions d’achat et de vente.
Les groupes locaux, dont le but est de faire circuler la monnaie sur un territoire constatent dans leur quotidien, certaines faiblesses de la Ğ1 :
croissance trop lente de la toile de confiance : la France métropole est découpée en 96 départements que nous allons arrondir à 100 pour faciliter nos calculs.
En mars 2020, nous étions 2600 membres. Divisé par 100, cela nous donne 26 membres par département en moyenne.
En janvier 2024, nous étions 8500 membres. Divisé par 100 nous cela donne 85 membres par département en moyenne.
Ces chiffres qui étaient insuffisants en 2020 le sont toujours en 2024. Ils sont insuffisants pour créer des zones d’échange dynamiques, pour fédérer des producteurs, des commerçants autour de l’usage d’une monnaie libre.
Nous constatons une difficulté technique parmi la population que ne mesurent pas les ingénieurs. Les renouvellements de certifications restent difficiles.
manque de participation et de coordination des utilisateurs : si les informaticiens semblent arriver à se coordonner et à prendre des décisions pour la création monétaire, les utilisateurs de monnaie libre n’ont pas d’espace pour participer, se coordonner afin de favoriser les échanges. Pourtant, ils souhaitent échanger leurs expériences, faire des demandes d’amélioration techniques, mettre des stratégies en place pour favoriser les échanges, impliquer des producteurs, des commerçants, former des animateurs pour favoriser l’émergence d’autres groupes locaux sur le territoire, …

Afin de faire évoluer les usages, des groupes locaux se sont réunis pour créer Monnaie Libre et Transitions en 2020. Puis fin 2023, nous sommes devenus une Union de Groupes d’Utilisateurs.
Dans notre esprit les Groupes Locaux ont comme priorité la circulation de la monnaie libre : ils portent la monnaie. Les groupes d’utilisateurs sont tous ceux qui sont organisés autour de thèmes spécifiques et qui ajoutent la monnaie libre à leur ordre du jour comme moyen d’arriver à leurs objectifs.

Dans MLeT, nous nous réunissons autour de la monnaie libre, mais nous nous réunissons aussi autour de projets pour la transition, d’où le S à la fin de transitions. Cela donnera lieu à l’organisation des premières Rencontres de la Transition organisée par MLeT en 2024.
Ainsi, certains groupes ont des projets de production maraîchère pour faciliter la vente alimentaire en Ğ1. D’autres, des projets d’achats groupés pour améliorer le pouvoir d’achat des membres et favoriser en même temps le règlement d’achats en Ğ1.

Notre ambition est de fédérer de nombreux groupes d’utilisateurs qui utilisent la Ğ1 pour avoir des échanges fructueux, favoriser l’émergence d’une monnaie libre réellement utilisée au quotidien, et favoriser des projets de transition dans lesquels la Ğ1 sera utilisée.